Qui s'est amusé à faire des déclarations hasardeuse sur un dossier complexe qui est, visiblement, manipulé par le pouvoir politique ? Qui, y compris par des textes officiels, fait semblant de ne pas comprendre que l'immigration, lorsqu'elle prend les contours d'une substitution de population (comme le montre les études de Tribalat, de Tandonnet du regretté Dupaquier), devient un sujet de société qu'on ne peut pas traiter avec mépris pour ceux qui y sont exposés quotidiennement.
A force de prendre des gants avec le parti immigrationniste, l'Eglise risque, effectivement, de réactiver une réaction de rejet de la part d'une partie de l'électorat patriotique qui n'a pas envie de voir disparaître la France.
Mais, surtout, comment des hommes d'Eglise ont-ils pu sortir l'artillerie lourde sur un sujet manifestement destiné par le pouvoir à faire oublier aux Français les vrais enjeux :
- délinquance issue des banlieues et installation de zones de non-droit autrement plus dangereuses que les camps de Roms qu'il convient pourtant de démanteler ;
- inquiétudes sur la montée du chômage ;
- réforme des retraites ;
- déclassement économique de la France ;
- effondrement de l'éducation nationale ;
- islamisation rampante de pans entiers de la société ;
- disparition de la souveraineté de la France, etc.
Alors, oui, une fois de plus, ces hommes d'Eglise n'obitennent que le retour d'une flamme qu'ils allument eux-mêmes. |