... de douter de la version de Belperron.
Votre hypothèse d'un coup monté par les croisés me paraît peu compatible avec le fait qu'ils venaient d'arriver. Et vous reconnaissez vous-même, me semble-t-il, que pour réussir, cette manoeuvre nécessitait une circonstance favorable (quelque inattention, dites vous) : or les croisés ne pouvaient pas a priori supposer que cette circonstance allait se produire.
Ou alors nous devons émettre une autre hypothèse : les croisés avaient des intelligences dans la place. Mais on ne trouve nulle part trace de cela dans la littérature en faveur des Albigeois. En outre, si cela avait été le cas, les sources en parleraient, comme pour la prise d'Antioche par Bohémond.
De plus, quant à l'attitude des Biterrois, elle peut s'expliquer par les antécédents de la ville.
Enfin, les croisés n'avaient aucun intérêt à incendier une ville dont ils allaient prendre possession.
Où je vous rejoins, c'est quant aux conséquences : frappés de stupeur, les occupants des places fortes suivantes vont se rendre sans résister, et ce jusqu'à Carcassonne.
Votre dévoué Paterculus. |