... l'ouvrage de Pierre Belperron : "La croisade des Albigeois" (Librairie Académique Perrin, 1967 - première édition chez Plon, 1942).
La prise de Béziers sans siège ni assaut fut considérée comme un miracle par les contemporains, d'autant plus qu'elle survint un 22 juillet, en la fête de Sainte Madeleine, comme pour expier le crime des bourgeois commis en l'Eglise de cette Sainte.
Béziers aurait pu résister longtemps, ce qui eût permis au comte de Carcassonne d'intervenir, et la croisade n'eût peut-être pas atteint Carcassonne.
Ne surestimez pas la mobilité d'une armée médiévale. Au moment où la foule entre dans Béziers, comme je vous l'ai dit, les chefs tiennent conseil. Le temps qu'ils se rendent compte qu'il se passe queque chose qui nécessite d'interrompre le conseil et qu'ils rejoignent et rassemblent leurs troupes qui n'étaient pas en armes (elles s'activaient à l'installation du camp), le drame pouvait bien être consommé.
De plus il faut se rappeler ce qu'était une ville médiévale : peu de maisons étaient en dur, la plupart étaient en bois (à colombages). Il fallait peu de temps pour qu'une ville brûle en grande partie, il était très difficile de maîtriser un incendie.
Votre dévoué Paterculus. |