-+IHS+-
C'est effectivement LA question.
Vous écrivez que La Porte Latine ne la pose, et donc ne la discute pas.
Le problème ici comme trop souvent, c'est que l'on est plus pressé de désigner le coupable que de souligner la faute afin que nul autre ne la commette.
Entendez moi bien : je ne dis nullement que LPL a tord de monter le coupable, c'est le primat des Gaules tout de même, il doit savoir ce qu'il fait, sinon...
En revanche, LPL devrait insister sur la faute, parce que voici quel est l'enseignement que reçoivent les Catholiques qui se proposent de visiter les malades en fin de vie :
"Vous ne devez pas faire de prosélytisme, votre devoir est de faire grandir chacun dans la foi qui est la sienne; qu'il soit bouddhiste ou musulman".
Vous noterez que l'éventualité que le mourant soit catholique n'est même pas évoquée. Et pourtant je vous parle d'un département bas normand, d'un village d'à peine plus de deux mille habitants, d'une maison de retraite dont plus de la moitié des résidents étaient d'anciens agriculteurs.
Ceci dit, on peut comprendre qu'une personne à l'article de la mort, ou même simplement sur ses derniers jours n'a pas besoin d'être tourmentée par un missionnaire un peu charognard sur les bord. Certes.
Mais de là à faire avec ce mourant -à plus ou moins long terme- la prière de sa religion il y a une limite qu'il ne faut pas franchir. On peut prier avec quelqu'un en accompagnant sa prière de notre propre prière, demander clairement l'assistance du Seigneur et de Notre Dame pour cette personne d'une autre religion...
Hé bien non, ce n'est pas ce qu'enseigne la fraternité des malades dans bien des départements de France, ou diocèses si vous préférez.
Personnellement, j'ai bien involontairement déclenché un scandale dans une maison de retraite pour avoir proposé à une centenaire de prier le chapelet avec elle pour le repos de l'âme de sa belle fille.
Non seulement Mgr Barbarin est primat des Gaules, mais il n'est pas seul. Qu'on ne s'étonne pas, après avoir écouté la conférence -elle est en ligne-, de voir LPL en faire ses choux gras.
Si ces hommes-là ne gardent pas la foi catholique, qui la gardera?
Et ce n'est pas incompatible avec ce que Christian de Chergé appelle "Une théologie de la rencontre des religions" dans le large extrait que Postit nous met en ligne.
Si tous les chemins mènent à Rome, c'est à condition de rester dans le sens de la marche. Nous ne devons absolument pas suivre le triste exemple que nous donne Mgr Barbarin, tout primat des Gaules qu'il est.