Vous aviez donc raison, cher Meneau, c’est ce que le pape Benoît XIV confirme dans sa constitution
Magnæ Nobis du 29 juin 1748 : “Le Pontife Romain est supérieur au droit canon”.
De son côté, dans sa
Summa Juris Canonici (Univ. grég., vol. I, 1961, p. 293-294), Cappello, après avoir rappelé le même principe, explique :
Le pouvoir du Pontife Romain est tel que son exercice valide n’est limité que par le droit divin naturel et positif, et par la fin de l’Eglise elle-même dont il est le chef. L’exercice licite est subordonné à la prudence et à l’obligation d’agir en vue de l’édification et non de la destruction des âmes. En dehors de ces limites, le Pape peut tout faire validement et licitement.
V.