"Il ne faut pas en médire : l'âme humaine, je l'ai noté, s'est renouvelée, elle a, dans ce creuset, retrouvé plus de fraîcheur et de spontanéité, nombre d'entre nous se sont sentis définitivement ancrés dans plus de liberté et de vie profonde. Moins de routine. Un immense bienfait." (Traversées jésuites, 1958-1988), Cerf, 2009, p. 60)
Quand un hiérarque jésuite, qui fut un collaborateur immédiat du fondateur des néo-jésuites, le P. Arrupe, écrit que Mai 68 fut "un immense bienfait" pour lui et pour sa Compagnie, on comprend tout.
Ce bref ouvrage de souvenirs montre un P. Calvez soucieux de "via media" mais ferme adepte du néo-jésuitisme. L'une des causes de l'anémie du catholicisme contemporain occidental y est exposée involontairement par l'auteur qui vient de disparaître. R.I.P.
Puisse, un jour, les Pères se dégager de ce mirage arrupien et revenir à l'authentique inspiration, actualisée, de saint Ignace.
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