Le volcanique pape Sixte V a préparé une nouvelle édition de l'
Index Librorum Prohibitorum où le
De Romano Pontifice de Bellarmin devait paraître sous la réserve "donec corrigatur". La "faute" que le pape reprochait à Bellarmin était celle de nier le pouvoir temporel
direct et universel du pape sur le monde entier.
En même temps Sixte préparait à la promulgation sa nouvelle édition de la Vulgate - une éition préparée personnellement par lui-même et bourrée d'erreurs !
Quelques exemplaires de l'
Index et de la nouvelle Vulgate étaient déjà tirés, les bulles signées et en attente de promulgation..on attendait, on attendait, et le 27 août 1590...Rome se réveillait pour entendre sonner le glas
pro pontifice defuncto. Sixte n'était plus et par la mort du Pontife la providence avait protégé l'Église d'une double calamité.
Le nouveau pontife Urbain VII ne devait régner qu'une douzaine de jours, mais cela lui a suffi pour retirer le nom de Bellarmin (et de Vittoria) de l'Index avant sa promulgation formelle.
Le
de Romano Pontifice de Bellarmin fut au Protestantisme ce que furent les écrits de saint Augustin pour le Pélagianisme. Le Concile du Vatican de 1870 a fait sienne la doctrine de Ballarmin sur le Pontife Romain en tous les points dont il a traité.
Et l'oraison de la messe du 13 mai nous donne le jugement définitif de l'Église à l'égard du
de Romano Pontifice :
Deus qui ad erorum insidias repellendas et Apostolicæ Sedis jura propugnanda, beatum Robertum pontificem tuum atque doctorem mira eruditione et virtute decorasti, ejus meritis et intercessione concede et nos in veritatis amore crescamus et errantium corda ad Ecclesiæ tuæ redeant unitatem. Per Dominum...