ou alors en diagonale. Les passages "incriminants", à mon avis sont les suivants :
"He continues: "Christianity tried -- at least from the point of view of the Catholic Church -- to come out of the ghetto in which it was enclosed since the 19th century, and to be fully involved again in the world."
Ce qui se traduit : "[Le cardinal] poursuit : Le christianisme a tenté --- au moins du point de vu de l'Église catholique -- de sortir du ghetto dans lequel il avait été enfermé au XIXe s. et d'être encore une fois pleinement impliqué dans le monde." L'Église catholique était donc enfermée dans un ghetto depuis le XIXe s., aux yeux du cardinal. Qu'on veuille bien songer un instant aux oeuvres catholiques en matière éducative ( de la maternelle à l'université ), sociales ( des hôpitaux aux hospices aux orphelinats aux syndicats aux oeuvres de presses, d'édition, de cinéma, aux associations professionnelles catholiques de toutes sortes, à ce qui s'appelait à l'époque la "question ouvrière" dont l'Église, par des encycliques comme Rerum Novarum pris conscience bien avant les états, ou aux différents mouvements d'action catholique chers à Pie-XI, la liste est loin d'être exhaustive ), morales (apologétique, missions étrangères ), voire politiques ( que l'on songe au Centrum catholique en Allemagne pour lutter contre Bismarck et sa Külturkampf, ou même, avec les bémols qui s'imposent, à la démocratie-chrétienne de l'immédiat après-guerre ), force est d'en conclure que le rayonnement de l'Église dans la société en générale était autrement plus important que celui auquel assistons aujourd'hui. Si c'est ça "vivre dans un ghetto", alors je propose que nous nous ghettoïsions le plus rapidement possible, ne serait-ce que pour le salut des âmes.
Autre passage : "Once the working sessions of the Council ended, it had to be made clear again that the Christian faith encompasses the whole of existence, it is the central pivot of history and time, and is not destined to limit its realm of influence" to the subjective, the cardinal adds." ----> "Quand prirent fin les séances de travail du concile, il devait être de nouveau clairement souligné [NdPGM : formulation étrange, mais c'est ce que dit la version anglaise] que la foi chrétienne embrasse l'existance entière, qu'elle est le pivot central autour duquel s'articulent l'histoire et le temps [NdPGM : pour faire une phrase française; une sorte de germanisme dans la version anglaise, sans doute], et qu'elle ne doit pas restreindre le domaine de son influence" au seul plan subjectif, de rajouter le cardinal.
Outre la manifeste inadéquation d'une telle phrase à décrire le réel tel qu'il est ( voir deux paragraphes plus haut ), elle affirme clairement qu'après le concile, contrairement à ce qui se faisait avant iceluy, il fallait rappeler que le catholicisme embrasse toutes les facettes de la vie humaine.
Je regrette, mais j'ai dit délire et je maintiens.
Après, le cardinal se contorsionne pour nous expliquer fort doctement pourquoi après avoir "démantelé le bastion catholique", les plans tirés à Vatican II ont lamentablement fait faillite.
In Christo,
PGM
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