doit garder le secret :
- par rapport à la pénitence : qu'il est affligeant de voir des personnes immatures au sortir du confessional ricaner en comparant leurs pénitences ! Pour une même faute, le prêtre a pu tenir compte des particularités de chacun (scrupuleux, tiède, déprimé, exubérant, immature, névrosé, laxiste...), et donner des conseils différents, et des pénitences diférentes.
- de plus, le prêtre agit comme un médecin spirituel. Il y a donc une vrai analogie avec un médecin des corps. Si un médecin vous prescrit tel médicament, vous ne devez pas, vous non-médecin, le prescrire à une autre personne, car il peut y avoir des contre-indications.
- de plus, le confesseur n'est pas là pour s'expliquer et se justifier. Et même s'il était là, il ne pourrait pas se justifier, prisonnier qu'il est du secret. Un confesseur fut un jour dénoncé à l'évêque pour avoir dit je ne sais quoi ; convoqué, il répondit vivement à l'évêque : "Vous voudriez que je trahisse le secret ?..."
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Bref, il fut récemment question du Curé d'Ars qui avait refusé l'absolution à une dame. Le saint n'est pas là pour répondre aux attaques de cette dame, et j'ai plus confiance en ce saint canonisé, proclamé modèle des Curés de paroisse, et qui connaissait mieux que quiconque les fineses du métier de confesseur.
Dieu ait son âme (à la dame, of course). |