| Auteur : Jacques LEMARCHAND |
| Sujet : La Messe revient.... |
| Date : 2003-06-13 09:20:49 |
De la publication de la Constitution " Missale Romanum " du 3 Septembre 1969, A la messe tridentine célébrée le 24 Mai 2003 à Sainte Marie Majeure à Rome par le Cardinal Castrillon-Hoyos., préfet de la Congrégation du Clergé. Ou De l'interdiction de la Messe tridentine : le 30 Novembre 1969, A la reconnaissance de son droit : le 24 Mai 2003. ___________________________________
Présentation
Nous entreprenons de raconter, pour la jeune génération, l'histoire du retour de la messe " tridentine " dans l'Eglise Catholique Romaine. Son " droit de cité " a été de nouveau, solennellement, affirmé à Sainte Marie Majeure, le 24 Mai 2003 par le Cardinal Castrillon-Hoyos, Préfet de la Congrégation du Clergé.
Elle avait pourtant été interdite.
La volonté pontificale - à l'époque le Pape Paul VI - avait engagé son autorité pontificale en ce sens, surtout lors du discours prononcé au Consistoire du 24 Mai 1976. C'est à un autre 24 Mai que son droit lui sera, de nouveau, reconnu, et là aussi par une claire décision de l'autorité suprême, en l'occurrence le Pape Jean-Paul II, encourageant, bénissant, faisant savoir son sentiment par une lettre adressée par le Cardinal Sodano, secrétaire d'Etat, le 22 Mai 2003 ,au Cardinal Castrillon-Hoyos, qui, au nom du Pape a prononcé la parole historique : la messe traditionnelle a " droit de cité " dans l'Eglise. Nul ambiguïté ne demeure.
Comment s'est déroulé ce retour de la messe traditionnelle dans l'Eglise ?
Tel est l'objet de ce récit.
Il comprendra plusieurs chapitres, 14 chapitres. Nous publierons chapitre après chapitre. Un vrai feuilleton.
J'avais pensé intituler ce récit : " l'histoire d'une victoire ". On me fit remarquer que la victoire n'est pas encore totale. Elle ne le sera que lorsque, vraiment, tout prêtre, le désirant, pourra dire cette messe traditionnelle dans toutes les églises catholiques. Ce n'est pas encore le cas.
Certes, Rome c'est clairement exprimée dans cette messe célébrée à Sainte Marie Majeure, le 24 Mai 2003…. Les Episcopats, eux, ne se sont pas encore prononcés. On sait leur importance aujourd'hui, surtout depuis l'installation de la collégialité, après le Concile Vatican II. Vont-ils accepter ? Vont-ils refuser, faire la sourde oreille ? Le temps seul nous le dira. C'est pourquoi , j'ai préféré intituler ce récit : La messe revient. Une histoire.
Certes, c'est le titre que Jean Madiran utilisait , déjà, en 1984, alors qu'il commentait, et avec quelle intelligence, la lettre " Quattuor abhinc annos " de Jean-Paul II. Il me le pardonnera d'autant que je désire lui dédier cette petite étude en remerciement de tout ce qu'il a fait pour cette victoire, la revue ITINERAIRES restant en ce domaine, comme en bien d'autres, une source inégalable.
La " messe revient ". Ce n'est peut-être pas encore une victoire absolue. Peut-être.
Mais, quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse ,quelles que soient les réactions des Episcopats, Rome a parlé et a déclaré que la messe traditionnelle a droit de cité dans l'Eglise.
Roma locuta est. Causa finita est. Le 24 Mai 2003 est une date historique : la reconnaissance du droit de la messe traditionnelle. Comme le 24 Mai 1976 fut son interdiction.
Dans ce récit, nous irons d'une date à l'autre, du 24 Mai 1976, au 24 Mai 2003.
Abbé Paul Aulagnier
Lu sur ITEM : http://perso.wanadoo.fr/item.tradition et sur le BTAG : http://site.voila.fr/btag/index.htm |
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