... et de discipline:
"Relativement à l'usage de ce sacrement, on peut se placer à deux points de vue : du côté du sacrement lui-même, et du côté des communiants. Du côté du sacrement lui-même, il convient qu'on prenne les deux, le corps et le sang, car la perfection du sacrement réside dans les deux. Et c'est pourquoi, parce qu'il appartient au prêtre de consacrer et d'accomplir ce sacrement, il ne doit aucunement manger le corps du Christ sans boire son sang. Du côté des communiants on requiert le plus grand respect et les plus grandes précautions pour éviter tout accident qui outragerait un si grand mystère. De tels accidents sont surtout possibles dans la communion au sang, car celui-ci, s'il était pris sans précaution, pourrait facilement se répandre. Et comme, avec l'accroissement du peuple de Dieu, qui comprend des vieillards, des jeunes gens et des enfants, dont certains n'ont pas assez de discrétion pour apporter toutes les précautions requises dans l'usage de ce sacrement, on agit prudemment, dans certaines Églises, en observant l'usage de ne pas donner le sang à boire au peuple, le prêtre étant seul à le boire." (Somme théologique. IIIa Pars, Q. 80, a. 12)
En outre, la communion sous les deux espèces est règlementée: [242] 283. En plus des cas prévus dans les livres liturgiques, la communion sous les deux espèces est permise : a) aux prêtres qui ne peuvent célébrer ou concélébrer ; b) au diacre et à tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ; c) aux membres des communautés à la messe conventuelle ou à la messe dite de communauté, aux séminaristes, à tous ceux qui font les exercices spirituels ou participent à une réunion spirituelle ou pastorale. L’évêque diocésain peut déterminer pour son diocèse des normes concernant la communion sous les deux espèces qui doivent être observées même dans les églises des religieux et dans les petits groupes. Il a aussi la faculté de permettre de donner la communion sous les deux espèces, chaque fois que le prêtre célébrant l’estime opportun pourvu que les fidèles soient bien instruits et que soit évité tout danger de profaner le Sacrement, ou que le nombre des participants ou une autre raison ne rende le rite trop difficile à exécuter. Pour ce qui est de la manière de donner aux fidèles la communion sous les deux espèces, et de l’extension de la faculté de la donner, les Conférences des évêques peuvent publier des normes, après reconnaissance des actes par le Siège Apostolique. 284. Quand on communie sous les deux espèces a. d’ordinaire, le diacre présente le calice, ou, en son absence, un prêtre ; ou encore un acolyte institué ou un autre ministre extraordinaire de la communion ; ou un fidèle à qui, en cas de nécessité, on confie cette fonction pour une fois ; b. s’il reste du vin consacré, le prêtre le consomme à l’autel, ou le diacre, ou l’acolyte institué qui a présenté le calice et celui-ci purifie les vases sacrés comme à l’ordinaire, les essuie et les remet à leur place. Aux fidèles qui voudraient éventuellement communier sous la seule espèce du pain, la communion sera donnée sous cette forme. [243] 285. Pour distribuer la communion sous les deux espèces, on prépare: a) si la communion au calice se fait en buvant directement au calice, soit un calice de contenance suffisante, soit plusieurs calices, en prenant toujours soin de prévoir qu’il ne reste pas trop de vin consacré à consommer à la fin de la célébration; b) si la communion au calice se fait par intinction, on veillera à ce que les hosties ne soient ni trop minces ni trop petites, mais un peu plus épaisses que d´habitude, pour qu´on puisse commodément les distribuer après en avoir trempé une partie dans le vin consacré. [244-245]. Si la communion au Précieux Sang se fait en buvant directement au calice, le communiant, après avoir reçu le Corps du Christ, se rend vers le ministre du calice et se tient devant lui. Le ministre dit : Le sang du Christ, le communiant répond : Amen. Le ministre lui tend le calice, que le communiant prend lui-même de ses mains pour l’approcher de sa bouche. Le communiant boit un peu au calice, le rend au ministre et se retire ; le ministre essuie avec le purificatoire le bord du calice. [246-247] 287. Si la communion au calice se fait par intinction le communiant, tenant le plateau au dessous de sa bouche, s´approche du prêtre qui tient le calice, ayant à son côté le ministre qui porte le vase contenant les hosties. Le prêtre prend une hostie, en trempe une partie dans le calice, et, en l’élevant, dit: Le Corps et le Sang du Christ. Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche et se retire. (Institutio Generalis, les n° entre crochets renvoient à la numérotation de la 2ème édition typique)
Athanasios
|