| Auteur : Henri Buci |
| Sujet : Réglementation sur la communion sous les deux espèces |
| Date : 2003-05-13 14:55:23 |
Petits rappels, tirés du site http://perso.wanadoo.fr/radix.ecclesiae/lit.cadre.html
Circonstances où la communion sous les deux espèces est autorisée -
PGMR. 242. Au jugement de l'Evêque, et après la catéchèse requise, la communion au calice est permise dans les cas suivants :
(Note du webmaster : il est bien dit "permise" et non pas "due"
1) aux néophytes adultes, dans la messe qui suit leur baptême ; aux confirmés adultes, dans la messe de leur Confirmation ; aux baptisés qui sont reçus dans la communion de l'Eglise;
2) aux époux, dans la messe de leur mariage,
3) aux diacres, dans la messe de leur ordination,
4) à l'abbesse, dans la messe de sa bénédiction, aux vierges, dans la messe de leur consécration ; aux profès, ainsi qu'à leurs parents, leurs proches et leurs confrères, dans la messe de première profession religieuse, de renouvellement de la profession, ou de profession religieuse perpétuelle, pourvu qu'ils émettent ou renouvellent leurs vÏux au cours de la messe.
5) à ceux qui reçoivent un ministère, au cours de la messe d'institution, aux auxiliaires laïcs des missions, dans la messe où ils reçoivent publiquement leur mission, et à tous ceux qui reçoivent une mission d'Eglise au cours de la messe;
6) dans l'administration du Viatique, au malade et à tous les assistants lorsque la messe, conformément au droit, est célébrée chez le malade ;
7) au diacre et aux ministres exerçant leurs fonctions dans la messe :
8) lorsqu'il y a concélébration :
a) à tous ceux, même laïcs, qui exercent un ministère liturgique dans cette concélébration, et à tous les séminaristes présents ;
Note du webmaster : il convient de rappeler que la concélébration n'est possible que dans des cas rares et précis.
b) dans leurs églises, à tous les membres des Instituts professant les conseils évangéliques, et des autres sociétés dans lesquelles on se consacre à Dieu par des vÏux religieux, une oblation ou une promesse ; en outre, à tous ceux qui demeurent jour et nuit dans la maison des membres de ces Instituts et Sociétés,
9) aux prêtres qui assistent à de grandes célébrations et ne peuvent pas célébrer ou concélébrer
10) à tous ceux qui font les exercices spirituels, dans la messe qui, au cours de ces exercices, est célébrée spécialement pour l'assemblée des retraitants qui y participent activement, à tous ceux qui participent à une réunion pastorale, dans la messe qu'ils célèbrent en commun,
11) à ceux qui sont énumérés aux n° 2 et 4, dans la messe de leurs jubilés ;
12) au parrain, à la marraine, aux parents, au conjoint, et aussi aux catéchistes laïcs d'un baptisé adulte, dans la messe de son initiation
13) aux parents, aux familiers, ainsi qu'aux bienfaiteurs insignes qui participent à la messe d'un nouveau prêtre ;
14) aux membres des communautés, à la messe conventuelle ou "de communauté", conformément au numéro 76 de cette Présentation.
De plus, les Conférences épiscopales peuvent fixer jusqu'où, pour quelles raisons et à quelles conditions les Ordinaires peuvent permettre la communion sous les deux espèces dans d'autres cas importants pour la vie spirituelle d'une communauté ou d'un groupe de fidèles.
Dans ces limites, les Ordinaires peuvent indiquer les cas particuliers, à condition cependant que la permission ne soit pas accordée indistinctement, mais que les célébrations soient bien définies et que toutes les précautions soient indiquées. On évitera en outre les occasions où se rencontrent un grand nombre de communiants.
Les groupes auxquels cette permission sera accordée seront bien déterminés, organisés et homogènes.
Note du webmaster : PGMR 241 nous dit que la communion sous les deux espèces ne procure rien de plus que la communion sous la seule espèce du pain, et PGMR 240 spécifie que les deux espèces n'ont pour avantage que de rendre le signe plus évident. Il n'y a donc pas lieu de considérer la communion sous les deux espèces comme une forme de sacrement préférable ; militer pour l'obtenir dénote même que l'on s'attache plus à la forme qu'au "contenu". PGMR 242 prouve qu'aucun fidèle ne peut disposer de la communion sous les deux espèces comme il l'entend, mais bien plutôt que sa disposition est soumise à des évênements importants de la vie de l'Eglise.
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