| Auteur : Marc JOUVE (62.147.136.xxx) |
| Sujet : Entièrement d'accord |
| Date : 2003-04-08 19:32:36 |
Il n'y a rien de révolutionnaire en 1965 même si certains détails sont parfois regrettables, parce qu'appauvrissant en termes de symbolique. Exemple : le rite du sous-diacre tenant la patène pendant le Canon et la rapportant à l'autel au moment de la fraction. La patène représentait alors le Trône de l'Agneau. Le Corps du Christ, qui reposait sur le Linceul (corporal) pendant le Mémorial de Sa Passion était déposé sur ce Trône (patène) manifestant ainsi Sa montée aux Cieux à la droite du Père. Le port de la patène par le sous-diacre, enveloppée dans la voile huméral, aidait à faire le lien patène-Trône par la solennité de l'attitude liturgique. Cela dit, malgré quelques réserves de ce genre, l'essentiel était, en 1965, conservé intact : prières au bas de l'autel (même amputées du psaume 42), Offertoire ancien, Canon unique (pléonasme) en latin et presque entièrement à voix basse, rites de Communion (sauf formule pour les fidèles). La question du vernaculaire est évidemment plus problématique. Pas tant pour les lectures, car nombreux étaient ceux, y compris parmi les partisans du statu quo pour le reste, qui attendaient impatiemment l'usage des langues vulgaires pour la proclamation des péricopes bibliques. La pratique actuelle d'un grand nombre de célébrant du VOM le prouve a porteriori. Seule subsiste à mon sens la difficulté de la cantillation de ces lectures à la messe "in cantu", notamment en français (cf. notre débat récent). En revanche, le vernaculaire pour les chants du Propre et du Kyriale sonnait le glas de la redécouverte du plain-chant grégorien. On a vu par ailleurs, qu'il n'y a jamais eu, sauf exceptions ponctuelles, de mise en musique des textes français des antiennes du Propre du missel. D'où le recours (autorisé aux chansonnettes pour des moment essentiels comme l'entrée du célébrant, l'offertoire ou la communion. On a également constaté que l'obligation de chanter la traduction française officielle du Kyriale a été piétinée très vite, même si, au tout début, on a vu fleurir des "messes en musique" conformes aux traductions mais d'un goût douteux.
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