"...on vérifie ici que le bien est le sujet du mal. car ce n'est jamais celui-ci qui est visé pour lui même, et Socrate pensait que si le pécheur n'ignorait pas quel mal lui fait le désordre de sa volonté, sans doute il ne pêcherait pas. Même la cruauté vise un bien, que ce soit la satisfaction libidineuse du sadique (cf. Marc Billig), ou l'obtention d'un renseignement par le bourreau qui torture. C'est pourquoi la bonne intention ne suffit jamais à excuser, et d'autre part il importe de reconnaître une définition objective à la définition du bien moral, faute de quoi chacun pourrait décider de la légitimité de ce qu'il inflige aux autres..."
Le vocabulaire de saint Thomas d'Aquin, p.41 |