Le pantalon est, dès l'origine, un vêtement masculin ; la robe en tant que telle toujours un vêtement féminin.
Donc mettre un pantalon, c'est un peu se masculiniser. Les femmes qui ont commencé à mettre le pantalon l'ont fait dans ce but (le pantalon étant le symbole de l'homme).Que ce soit passé dans les moeurs n'y enlève rien. Porter une robe est féminin, parce que c'est un habit exclusivement féminin.
Mais l'intérêt du débat est ailleurs et dépasse l'aspect vestimentaire : il est utile et sain de conserver une différence entre l'homme et la femme, que ce soit dans leur nature ou dans leur apparence. Nous sommes complémentaires, non pareils.
A propos de la masculinisation, qui est à mon sens, une conséquence du féminisme :
un extrait de la LETTRE APOSTOLIQUE du Pape Jean-Paul II MULIERIS DIGNITATEM
"....De nos jours, la question des «droits de la femme» a pris une portée nouvelle dans le vaste contexte des droits de la personne humaine. Eclairant ce programme constamment déclaré et rappelé de diverses manières, le message biblique et évangélique sauvegarde la vérité sur l'«unité» des «deux», c'est-à-dire sur la dignité et la vocation qui résultent de la différence et de l'originalité personnelles spécifiques de l'homme et de la femme. C'est pourquoi même la juste opposition de la femme face à ce qu'expriment les paroles bibliques «lui dominera sur toi» (Gn 3, 16) ne peut sous aucun prétexte conduire à «masculiniser» les femmes. La femme ne peut _ au nom de sa libération de la «domination» de l'homme _ tendre à s'approprier les caractéristiques masculines, au détriment de sa propre «originalité» féminine. Il existe une crainte fondée qu'en agissant ainsi la femme ne «s'épanouira» pas mais pourrait au contraire déformer et perdre ce qui constitue sa richesse essentielle. Il s'agit d'une richesse énorme. Dans la description biblique, l'exclamation du premier homme à la vue de la femme créée est une exclamation d'admiration et d'enchantement, qui a traversé toute l'histoire de l'homme sur la terre. Les ressources personnelles de la féminité ne sont certes pas moindres que celles de la masculinité, mais elles sont seulement différentes. La femme _ comme l'homme aussi, du reste _ doit donc envisager son épanouissement personnel, sa dignité et sa vocation, en fonction de ces ressources, selon la richesse de la féminité qu'elle a reçue le jour de la création et dont elle hérite comme une expression de l'«image et ressemblance de Dieu» qui lui est particulière. Ce n'est que dans ce sens que peut être surmonté aussi l'héritage du péché qui est suggéré par les paroles de la Bible: «Le désir te portera vers ton mari, et lui dominera sur toi». Dé passer ce mauvais héritage est, de génération en génération, un devoir pour tout être humain, homme ou femme. En effet, dans tous les cas où l'homme est responsable de ce qui offense la dignité personnelle et la vocation de la femme, il agit contre sa propre dignité personnelle et contre sa vocation...."
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 15 août 1988, Solennité de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, en la dixième année de mon pontificat.
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