"Comme Dieu, on ne sait rien de lui. Comme homme, on sait très bien ce qu'il sait: la même chose que nous, rien de plus, sinon "son humanité serait un leurre"." C'est peut-être un peu maladroit.
Non, ce n'est pas maladroit, c'est peut-être juste un peu hérétique. (mais, ouf, ce n'est pas schismatique...)
La doctrine catholique, ça donne cela :
(...) le Fils unique incarné, fait pour nous homme parfait, a connu le jour et l'heure du jugement dans la nature humaine, et ne l'a pourtant pas connu de par la nature humaine. Ce qu'il a donc connu en elle, il ne l'a pas connu par elle, car c'est par la puissance de sa divinité que le Dieu fait homme a connu le jour et l'heure du jugement (...)
(Lettre "Sicut aqua" du pape Grégoire Ier au patriarche Euloge d'Alexandrie, contre les agnoètes, août 600)
Question : Peut-on enseigner en toute sûreté les propositions suivantes ?
1. Il n'est pas sûr qu'il y avait dans l'âme du Christ pendant qu'il vivait parmi les hommes, la science que possèdent les bienheureux dans la vision.
2. On ne peut déclarer certaine l'opinion qui affirme que l'âme du Christ n'a rien ignoré, mais que, dès les débuts, elle a connu toutes les choses dans le Verbe, passées, présentes et futures, c'est-à-dire tout ce que Dieu connaît par la science de vision.
3. La doctrine de certains modernes sur la science limitée de l'âme du Christ n'est pas moins recevable dans les écoles catholiques que l'opinion des Anciens sur sa science universelle.
Réponse (Décret du Saint Office du 5 juin 1918, confirmé par le souverain pontife le 6 juin) : Non. |