Chers amis,
La question soulevée par l'article relevé par le Père Bandelier est d'une constante résurgence dont l'insipide saveur intellectuelle ne doit ni choquer ni interpeller ni irriter mais doit-être traitée par la condescendence polie que l'on doit à ceux qui s'échinent à ne jamais rien vouloir comprendre.
Il ya plus de vingt-cinq ans le P. de Baciocchi l'avait abordée dans un de ses ouvrages où il semblait vouloir comprendre la psychologie de Jésus! (rassurez-vous pas plus, ouf!)
Quand on sait qu'il est quasiment impossible de prétendre se connaître vraiement soit-même il me semble plus que prétentieux (c'est-à-dire ridicule) de vouloir dire quelque chose de la conscience que quelqu'un d'autre à de lui-même et ô combien plus a fortiori quand il s'agit de Jésus le Christ.
En tant que formé à la méthode historico-critique, à laquelle je ne renonce pas, la plus grande leçon que j'en retire tous les jours est celle du "plus j'avance et moins je prétends savoir".
Par contre, j'en retire la conviction que ma foi n'est vivante que par la confiance que je mets dans ceux qui me l'ont transmise dont la chaîne remonte aus premiers témoins, c'est-à-dire les apôtres et disciples, qui eux ont cru "Oui Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant".
Ma foi se nourrit donc au sein d'une religion qui n'est en aucune façon un religion du livre, mais une religion de la Parole, c'est-à-dire du témoignage, et je crois à Quelqu'Un.
Le reste n'est que"pur jeu de langage" inconsistant, péroraison et foutaise.
La seule question qui me taraude est celle de savoir jusqu'où je suis capable d'en témoigner à mon tour, mais cela est un autre sujet, pas tré éloigné du premier puiqu'il montre bien les limites que j'ai de ma propre connaissance. Le connais-toi toi-même apollonien étant presqu'une gageure la prétention affichée de connaître autrui relève bien de l'orgueil. Or le Royaume n'est-il pas promis aux petits? "Je te rends grâce Père d'avoir caché cela aux sages et aux savants..."
En union de Prière.
Dom Corylus de Hazel |