parce qu'il n'y-a pas de raisons pour qu'il en soit autrement. Tant que je pourrais me sanctifier par la liturgie actuelle, je le ferai. C'est celle que j'ai toujours connue, je ne vois pas pourquoi j'en changerai. Bien sûr j'ai eu la grande chance de découvrir la chapelle des Carmes, à une époque où j'étais loin d'être un "tradi pur beurre" et où même j'étais à deux doigts de ne plus être catholique du tout. Pour résumer, alors que je débarquais à Montpellier pour mes études, j'entendais la Messe dans la paroisse dont je dépendais...par intermitence, par éducation, en-y-attachant de moins en moins d'importance. J'habitais alors encore plus près qu'aujourd'hui du couvent des Pères Carmes et je les croisais régulièrement, toujours souriants, et pas de ce sourire niaiseux que l'ont peut observer sur le visage de certains prêtres qui eux même ne savent plus trop où ils en sont, mais d'un sourire clair, franc, simple et heureux, avec peut-être même une pointe de fierté mais jamais d'orgueil. Et puis ce ne sont pas des anonymes en costume grisâtre, eux! Leur bure témoigne de leur engagement à chaque minute! Une après midi un copain de faculté me rend visite et me propose de l'accompagner à une conférence (sur le sacrement de Pénitence) donnée chez les Pères. Je suis curieux, nous nous-y- rendons et décidons de rester pour la Messe...tiens? On chante les Vêpres, ici. Tiens? Le latin n'a pas disparu, les chants sont simples mais signifiants. Tiens? On ne fait pas les choses à la va-vite, l'atmosphère est très recueillie, la chapelle est pleine et nous ne sommes que mercredi. Tiens? l'homélie est courte mais très éclairante. Ca alors!? On s'agenouille devant le prêtre qui présente l'hostie et la plupart des gens, beaucoup de jeunes, la reçoit sur la langue. Oh! Le Magnificat! Comment?! Je lis à l'entrée que tous les vendredi la Messe est suivie de l'adoration du Saint Sacrement, etc... Alors on réfléchit et par la force des choses on fait des comparaisons...et petit à petit la Foi revient, je redécouvre la valeur des sacrements, la joie de prier le Rosaire, de me préparer à recevoir le Corps de notre Seigneur, la nécessité de me former, de prier toujours plus, d'offrir toutes choses à Celui qui a tout offert pour moi... En même temps je découvre aussi avec douleur tout ce qui ne va plus dans mon Eglise. Mais je m'éloigne de votre question. En l'étât actuel des choses, le NOM me convient, du moins dans cette communauté. Il est certain que si un jour je suis amené à déménager et que je ne peux plus me sanctifier de la sorte, c'est sans problème que j'irai voir du côté des communautés Ecclesia Dei.
En espérant avoir répondu à votre question, cordialement,
Rémi
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