Je suis assez d'accord avec vous, et a vrai dire, les arguments de Baudis m'énervent plus que le problème sur lequel ils portent.
Je ne pense pas que le porno est un problème; il me laisse relativement indifférente; qu'il y en ait à la télé ou non m'en touche une sans bouger l'autre...
Ce qui me remue un peu plus, c'est l'idée d'interdiction, et celle qu'un groupe de pression minoritaire puisse obtenir des restrictions. Nous vivons dans une société diverse, et je n'accepterais pas plus une interdiction de prono promue par des cathos qu'une obligation de tchador promue par des musulmans.
On me répondra sans doute "oui, mais nous, les cathos, on est dans la vérité, et les musulmans non". Peut-être. Mais nous ne vivons plus dans une société catholique depuis longtemps.
Si cela vous intéresse, les associations de protection de l'enfance m'agacent tout autant, surtout lorsqu'elles réussissent à faire retirer des librairies des livres sous le prétexte qu'ils sont une apologie de la pédophilie. Coïncidence, ces associations avaient trouvé l'espace de quelques jours une oreille bienveillante en la personne d'un autre ministre, M; Aillagon, cette fois.
Pour résumer : on est dans un pays à peu près libre; ça pourrait être mieux, certes, mais il est inacceptable qu'on projette que cela soit moins bien.
Sujet de débat : quelle doit être la juste influence du catholicisme sur la res publica?
Nelly |