... la traduction, surtout pour St Augustin me semble-t-il.
Pour ma part je me contente de comparer le français au... français avant d'en choisir une, ce qui n'est déjà pas complètement inutile (défense aux latinistes chevronnés de ricaner) au vu de certaines aberrations concernant certains textes et non des moindres comme on l'a vu récemment avec... La Bible !
J'ai fait bien peu et bien mal de latin, je préférais lire la v.f., je dévorais tous les textes, aussi j'étais nul en latin et incollable en histoire romaine, ça m'a donné le goût de lire tout Tite-Live, tout Tacite et Salluste dont le style, même traduit, est gravé dans le marbre ; tous mes péférés, pas des verbeux, eux, du laconisme à la romaine !
Je pense d'ailleurs que le latin d'église est bien plus simple et bien plus facile et je me demande si on ne devrait pas commencer par enseigner celui-ci avant de passer à Cicéron et Virgile ? Voilà qui ne devrait pas être pour vous déplaire... Malheureusement il semblerait qu'on veuille résoudre le problème d'une toute autre façon en ne l'enseignant plus du tout !
Je me permets de soumettre à votre réflexion pour la nuit, ou la journée ( quant à moi je n'aurai pas trop de la semaine ), le passage suivant :
"Puisque donc j'existais en me trompant, même si je me trompais, sans aucun doute, je ne me trompe pas en ce que je sais que j'existe. De même en disant : je sais que je me connais, je ne me trompe pas non plus, car c'est de la même manière que je connais mon existence et que je sais aussi que je me connais."
La Cité de Dieu, XI, 26
Il reste à espérer que le traducteur, G. Combes, en traduisant, ne se soit pas... trompé !
En tout cas on voit que St Augustin a ( hélas ?) lu Plotin...
Je vous laisse découvrir le paragraphe suivant, ainsi que le précédent, qui forment un tout, dans votre édition ; je terminerai "simplement" par cette savoureuse conclusion, dernière phrase du paragraphe suivant :
"Comment être heureux en effet, si on ne l'est pas ?"
Faut le faire, c'est vrai, et on n'ose plus aujourd'hui poser de telle "question", et c'est bien dommage car elle s'adresse, je pense, à chacun d'entre nous, hic et nunc...
Question subsidiaire et facultative : de St Augustin à Rousseau le chemin est long mais on y arrive... pensez vous qu'on puisse imaginer les Confessions de Rousseau sans celles de celui qui l'a précédé ?
euh... bon, allez je ne vais pas être trop dur, je vous donne 1 mois pour répondre...
Bonne nuit !
ou
Bonjour !