Né à Nic (Serbie actuelle) et élevé à la cour de Dioclétien, Constantin est le dernier d'une longue suite d'empereurs originaires d'Illyrie (l'actuelle Yougoslavie).
Ces empereurs ont redressé le vieil empire à la fin du IIIe siècle, lorsqu'il était menacé par les premières attaques des Barbares. Ils ont fortifié les villes et renforcé les légions des frontières.
Le père de Constantin était «Auguste» dans la Tétrarchie, un gouvernement à quatre institué par Dioclétien en 293.
Constantin succède à son père en 306 et sort vainqueur de la guerre civile qui oppose les héritiers des tétrarques.
Il réunifie l'empire à son profit après sa victoire du Pont Milvius, près de Rome, sur son rival Maxence, en 312. Une légende (NDJP : ?!)prétend qu'il aurait alors vu dans le ciel une croix et les mots:
«Tu vaincras par ce signe»!
Bon politique, Constantin 1er constate les progrès du christianisme. Renonçant à la politique de persécution de ses prédécesseurs, il prend le parti de s'appuyer sur la nouvelle religion pour consolider l'unité de l'empire.
En 313, l'empereur publie à Milan un édit de tolérance qui lui rallie les chrétiens, devenus prédominants dans l'empire.
Devant le succès de la doctrine du prêtre Arius, Constantin s'inquiètera d'un schisme qui remettrait en question l'unité de l'empire. Il convoquera lui-même un concile à Nicée pour apaiser les esprits.
Suite à la condamnation de l'arianisme par le concile, l'empereur ordonnera l'exil d'Arius. Il inaugurera ainsi une pratique césaro-papiste par laquelle les souverains prendront l'habitude de se mêler des affaires religieuses...
Tout ceci aboutit à l'edit de Thessalonnique (380) :
Nous voulons que tous les peuples placés sous la douce autorité de notre Clémence vivent dans la foi que le saint Apôtre Pierre a transmise aux Romains (...). Nous décrétons que seuls auront le droit de se dire chrétiens catholiques ceux qui se soumettent à cette loi et que tous les autres sont des fous et des insensés sur qui pèsera la honte de l'hérésie. Ils devront s'attendre à être l'objet d'abord de la vengeance divine, à être ensuite châtiés par nous aussi, selon la décision que nous a inspirée le ciel.