Je signale d'abord que je n'attaque pas là les catholiques (ni l'Eglise), mais une stratégie pontificale. Qui fut bel et bien une stratégie. A l'époque, Pie XII a quand même dans toute l'Europe un poids moral considérable. Sans doute beaucoup moins en Allemagne, à majorité protestante, mais en France catholique en tout cas, depuis la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la puissance spirituelle du Pape est très forte.
OR Pie XII critique certes le nazisme, je suis d'accord, MAIS en le déclarant moins préoccupant que le communisme.
Rome craignait tout simplement l'Allemagne, mais au lieu de défendre une position ferme (comme elle l'avait fait contre Napoléon par exemple), elle s'est comportée comme Laval en France : en négociatrice, par petites touches jamais vraiment claires, voulant s'épargner d'une menace.
Je renvoie toute personne s'intéressant à l'histoire et à cette étude :
http://www.chretiens-et-juifs.org/ETUDES/L'HISTOIRE/Miccoli_Hitler_Pie_XII.htm
qu'enfin, au lieu de balancer des arguments dispersés contre ou pour, on ait une compréhension historique de la stratégie politique du Pape, qui n'a jamais vu dans l'affaire nazie qu'une question de second ordre, il faut bien l'admettre. Cela ne signifie nullement que Pie XII était antisémite, bien évidemment non, mais qu'à mon sens, il a eu une diplomatie maladroite. Mais qu'aurions-nous fait à la même époque ? Je pense qu'il est temps que les catholiques sachent reconnaître que le Pape dans l'histoire n'a souvent été qu'un homme, qui peut faire des erreurs, et n'est pas infaillible... d'autres nombreux exemples abondent en ce sens.
| "Tu aimes la vaillance Crôm, alors réponds à ma prière, accorde-moi la vengeance !" oxxx]:::::::::::::::::::::> |