Chère Nelly,
Je partage très largement vos vues. Il ne s'agit bien évidemment pas de remettre en cause un iota du magistère constant de l'Eglise dans le domaine des choses sexuelles mais de relativiser la façon dont, ces deux derniers siècles, ce magistère a été présenté aux fidèles. Notamment parce que des thomistes du dimanche ont usé et abusé de l'expression "pêché mortel". La nature "mortelle" ou "vénielle" d'une faute s'apprécie toujours subjectivement au cas par cas en fonction de considérations propres au sujet observé : cela s'appelle la casuistique. En effet, le degré de libre-arbitre de chacun d'entre nous face à tel ou tel type de déviance est très différent selon l'âge, l'éducation,les habitudes contractées, la nature physiologique, les conditions de vie, etc...
Alors, par exemple, il est impossible de dire que la fornication est toujours un pêché mortel. C'est uniquement fonction de la personnalité du pêcheur.
Le docteur angélique ne dit pas autre chose. Selon lui, le libre-arbitre n'est, par exemple, pas entier lorsque le sujet ne peut satisfaire les besoins élémentaires à tout être humain.
Cordialement.