je n'ai pas trouvé mieux que les sacrements administrés à Saint Nicolas du Chardonnet : incroyablement efficace. Avant ma conversion, je restais chaste par orgueil, par dégôut du vulgaire. Cela me valait des tentations infernales qui m'ont plus d'une fois fait rôder autour la folie, d’autant qu’il m’est arrivé de me retrouver dans des situations pré-torrides, à ce point favorables qu’il n’y eut rien de choquant à ce que je me transformasse en gros dégueulasse. Je résistais on ne sait comment. De cette période j’ai gardé une espèce de sympathie pour les filles «faciles», celles qui se donnent sans faire de chichi pourvu que vous leur plaisiez. Quant aux jeunes débauchées, j’avoue avoir du mal à me départir d’une sorte d’estime à leur égard. Ce que j’ai vu à Las Vegas par exemple, les extrémités où tombaient certaines filles me les rendaient étrangement assez proches. JE COMPRENAIS. Et j’estime que si Dieu n’existe pas, pour paraphraser Dostoïevski, tout est permis. Après ma conversion au catholicisme il m’a fallu franchir un cap, car rien ne me semblerait plus atroce que d’être un catholique médiocre. Après une expérience dans l’Eglise conciliaire et une tentative avortée d’entrer au séminaire ( je voulais y entrer au plus vite, tandis qu’ au « service des vocations » on me proposait le ronron de la période de discernement ( avec activité associative..), on se méfiait de ma culture, de mon indifférence aux associations, de mon dégoût des JMJ, de mes accès misogynes… Une épreuve de force a commencé, qui a vite tourné en ma défaveur. Ou tu obéis ou tu t’en vas. Il n’y a pas de discussion possible. C’était en gros le message. J’ai compris que cet amour des âmes que brandit cette Eglise conciliaire est bel et bien un leurre. Cette déconvenue m’a plongé dans l’abîme. Je n’allais plus à la messe, j’étais en proie à des tentations indicibles, j’errais dans les rues du matin au soir. Je devenais une loque humaine. Heureusement le bon Dieu m’a conduit vers Saint Nicolas du Chardonnet ( dont, aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’avais jamais entendu parler, la Tradition m’étant alors étrangère). Et à partir de là commence l’histoire d’un renouvellement dont je vous épargnerais la relation des différents épisodes.
Cordialement