... J'ai souvent remarqué que les gens qui n'avaient pas l'un n'avaient pas l'autre. Il n'y pas de Doctrine sans amour pas plus qu'il n'y a d'Amour sans Doctrine.
L'édito de l'abbé Laguérie est intéressant (d'ailleurs, cet ancien déservant de Saint-Nicolas a eu des éditoriaux fins, à comparer avec la prose délirante de son successeur...), mais je pense que d'autres auteurs comme Thibon auraient quelque chose d'intéressant à nous dire.
Malheureusement, je dois constater que l'Amour fait vraiment défaut à notre monde moderne sans grande chaleur. Si l'on devrait reprocher quelque chose à nos grands modernichons, c'est bien leur absence de charité. Il me suffit de relire Golias et autres revues progressistes pour voir que ce qui nous paraît simple n'est pas aussi répandu que cela. Les grands combats se livreront sur les choses banales. On parle de république, de souverainété, de nation, mais on finira, devant les prouesses scientifiques, à se battre pour l'homme lui-même. Je me demande si les liseurs se rendent compte des menaces que font peser sur l'avenir de l'espèce humaine les tripatouillages ur l'embryon.