dans la musique est largement assurée, à mon avis, chez des compositeurs du XXème tels que ceux que vous citez (Messiaen, Penderecki), et chez d'autres que je ne rate jamais une occasion de recommander (dans des styles extrêmement variés) : André Caplet (la Messe à trois voix, le Miroir de Jésus), Poulenc (le Dialogue des carmélites, les 7 répons des ténèbres, le Gloria, les litanies à la vierge noire), Tournemire (l'Orgue mystique, les préludes-poèmes, la 8ème symphonie dite "Triomphe de la mort" - pas moins!!!), Paul Creston, Wojciech Kilar (Angelus), Edmund Rubbra (converti de la CoE), Vincent d'Indy, Pierné, Jean Françaix (l'Apocalypse), Duruflé (le Requiem, la Missa cum jubilo), Jehan Alain (Requiem, litanies, prière pour nous autres charnels), Jean Langlais (Apocalypse, offrande à une âme), Elgar (Gerontius, the Apostles, the Kingdom), John Kinsella, etc.
Qu'on aime ou pas est pure affaire de goût, et je ne suis nullement choqué qu'on ne partage pas mon indéfectible admiration pour "Des canyons aux étoiles" ou le "Saint François" de Messiaen (tout comme je me réserve le droit d'être rasé à mort par Monteverdi ou Ockeghem). Mais la force et l'orthodoxie de la foi inspirant ces compositeurs modernes me paraissent indéniables. On ne peut douter de la solide base théologique de Messiaen lorsqu'on lit ses commentaires sur ses oeuvres comme "les Corps glorieux" ou "la Transfiguration de Notre-Seigneur", ni de la foi d'une Lili Boulanger qui meurt de maladie à 24 ans en offrant ses souffrances au Seigneur et en dictant à sa soeur, faute d'avoir la force de tenir la plume, son ultime "Pie Jesu", une des pièces les plus bouleversantes de la musique contemporaine - à mon humble avis.
Ne me souvenant plus, à ce point de mon exposé en forme d'annuaire téléphonique, dans quel but j'ai commencé ce message, je m'arrête et je vais reprendre du café.