Le vulgaire aujourd'hui ne peut admettre que le génie ait quelque rapport que ce soit avec le catholicisme, car le génie est au service de l'Humanité qui s'adore en lui, en sorte qu'il lui est interdit de faire allégeance à une confession religieuse, même divine, car c'est un crime aux yeux des adorateurs de l'Universel. Petite incursion dans le monde de la musique. Bon OK bruckner, il était catholique, mais enfin d'après nombre de témoignage il était un peu simplet. Schubert d'accord il a laissé des messes, mais il retirait toujours le "crédo in unam sanctam catholicam". Ouf. D'ailleurs pour Beethoven, c'est un peu pareil. On peut lire à propos de sa Missa Solemnis : " Le contexte liturgique de la Missa Solemnis a parfois été radicalement en question ( Non, sans blagues ?). beethoven passe si rapidement sur le texte "credo in unam sanctam catholicam.." qu'on a pu y voir une preuve d'une attitude critique vis à vis du catholicisme, voire de doutes envers l'Eglise" ( on voit bien que le génie est mis en demeure par la critique sinon de renier sa foi, du moins de douter de l'Eglise, et même de douter tout court). Bach il était croyant, mais à la limité tout le monde l'était à son époque. Mahler on l'a obligé à abjurer pour devenir catholique, sinon il avait plus qu'à laisser mourir de faim sa famille et à vivre dans les égouts). Sur la question du Credo dans la Missa Solemnis, Harnoncourt déclare que "Beethoven, aux passages particuluièrement forts veut que la compréhension soit assurée avec une intensité particulière, il fait dire le texte très rapidement, car c'est alors que l'on comprend vraiment les phrases qui sont prononcées. "Credo in unam sanctam catholicam ", le Ténor chante ici dans un registre qui permet de le dire très distinctement. Les autres voix se joignent à lui et disent à "Credo, Credo, Credo". Il faut imaginer la tête de l'interlocuteur de M.Harnoncourt, sans doute au bord des larmes. Non, comment est-ce possible? Pas Beethoven, pas lui, Nooonnn. Devant ces convulsions nerveuses ( le type est d'ailleurs en train de sortir un poignard ) pour éviter aussi d'être assailli d'insultes et de messages de mort émanant des musicologues du monde entier il ajoute ceci qui apaise la tempête : " Beethoven connaissait parfaitement les textes de la messe et savait que, dans ce contexte, "catholique" ne doit pas être pris dans le sans qu'il a dans la locution église catholique romaine, mais qu'il signifie "universel" (AH!!!!, l'honneur est sauf)- c'est du reste un point important dans la messe en si de Bach aussi ".
Heidegger nazi, d'accord. Mais Beethoven catholique, faut pas abuser. Y a une limite à pas franchir. Le catholicisme ou le nouveau crime contre l'Humanité.