a quelque chose de poignant, tant il est vrai que nous connaissons tous plus ou moins pareil désaroi face à la grande crise identitaire du clergé catholique...
Pour ma part, je répondrai surtout à votre point 4) ainsi:
Cherchez résolument un prêtre de confiance! et ne cessez pas que vous l'ayez trouvé! Car vous avez raison, on ne peut vivre longuement loin du pasteur... sans grand danger.
Qu'est-ce qu'un prêtre de confiance? C'est un prêtre qui croit que Notre-Seigneur Jésus-Christ EST Dieu, et qui le professe, condamnant clairement l'erreur qui le nie (a fortiori dans notre contexte), et qui célèbre, prêche, dirige, conseille ... en conséquence de cette vérité première. Cela semble, certes, une vérité minimale... et pourtant il apparait clairement que les prêtres qui répondent à cette vérité fondamentale (!!!) du christianisme sont désormais bien rares ... ou timides!
Pour le reste, il convient de distinguer les vrais combats de ceux qui n'en valent d'ores et déjà plus la peine. A un certain moment donné, comme laïc, il faut sauver sa peau, et celle des siens, et se prévenir des batailles sans fin en raison d'une mauvaise volonté notoire ou du disfonctionnement évident de la voie hiérarchique ! Après ce premier reflexe vital, et ayant dès lors fixé des exigeance minimales mûries dans le calme et la prière (ne serait-ce que des exigeances personnelles de sanctification), on peut peut-être essayer d'entreprendre quelque chose pour une communauté...
Personnellement, m'est avis qu'en un tel contexte, plus rien ne sert d'écrire aux évêques qui connaissent très bien ce que vous pouvez déplorer, et qui en sont même les promoteurs... Les évêques souffrent de l'exacte même maladie que les prêtre dont vous voudriez vous plaindre...
M'est avis aussi qu'il faut reconstruire sur des bases saines et claires, c'est-à-dire avec ceux qui ont la conscience du problème fondamental: la crise de la Foi, et non du sacré, ou de la pratique, ou de la moral... qui ne sont que des symptômes. Certes on peut soulager l'irritation d'un symptôme, mais ce n'est pas par là que l'on soigne la maladie.
Notre-Seigneur Jésus-Christ EST le seul vrai Dieu! Qui sera choqué d'une telle affirmation, qui la nuancera de mille précautions et allégories, qui la taira même, qui lui préférera l'établissement d'une utopie religieuse temporelle "où nous serions tous frères" autour du "Dieu unique" et sans visage... etc., ne peut (doit!) plus être considéré comme un pasteur de confiance.
Il faut du courage certes, pour prendre la mesure du sésastre. Mais vous trouverez Celui qui donne sa vie pour ses brebis, et qui n'est pas le mercenaire, mais le bon pasteur - vous le reconnaitrez à cela !
Union de prières et de coeur à cette grande intention !
Bertrand Décaillet