MEMOIRE ET RECONCILIATION. L'EGLISE ET LES FAUTES DU PASSE : PLAN
Les fondements théologiques de la démarche jubilaire
ROME, Jeudi 2 mars 2000 (ZENIT) - Le document "Mémoire et réconciliation. L'Eglise et les fautes du passé" qui sera présenté au Vatican en même temps que la Journée du Pardon, mardi prochain, 7 mars, a été présenté hier à Paris et aujourd'hui en Allemagne. Il établit, expliquait aujourd'hui Radio Vatican dans différents services d'information, dont nous présentons une synthèse, les fondements théologiques de la démarche jubilaire de demande de pardon pour des fautes commises dans le passé par des meMbres de l'Eglise, et au nom de l'Eglise.
Le document, explique Radio Vatican, se présente sous la forme de 6 chapitres, une introduction et une conclusion, soit 72 pages dans son original italien. Il a été élaboré au cours de trois ans de travaux par la Commission théologique internationale, présidée par le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Joseph Ratzinger.
MISE EN OEUVRE THEOLOGIQUE ET HISTORIQUE
"Mémoire et réconciliation" explique l'approche de Jean-Paul II appelant l'Eglise catholique à un "examen de conscience" à l'occasion du Grand Jubilé, et à une demande de pardon. En effet, la centaine de démarches du pape demandant pardon à telle ou telle occasion de ses voyages est à la fois très enracinée dans la tradition biblique et très novatrice. La juste mise en oeuvre théologique et historique de cette démarche nécessitait donc l'établissement de repères. C'est pourquoi le document établit les fondements théologiques de la démarche jubilaire de repentance des membres de l'Eglise pour les fautes de leurs prédécesseurs.
APPRENDRE DES ERREURS DU PASSE
Le texte manifeste le souci de donner des éléments de façon à éviter toute ambiguïté dans l'interprétation de la démarche, passée et à venir, et toute fausse culpabilité. Dans ce but aussi, il fait référence à des faits historiques pour éclairer certains points précis. Il explique en particulier comment l'Eglise, en tant que Corps du Christ, demeure intacte en dépit des péchés et des erreurs de ses membres. Il définit trois types de pardons et rappelle que demander pardon - des fautes d'autres membres de l'Eglise - n'implique pas nécessairement une culpabilité personnelle. Surtout, "Mémoire et réconciliation" appelle les Chrétiens à apprendre des erreurs du passé, de façon à clarifier et à purifier leur intelligence de la foi et du mystère de l'Eglise. Dans ce sens aussi, le document est plutôt un point de départ qu'un aboutissement.
LE PONTIFICAT DU PARDON
Enfin, rappelons que les demandes de pardon qui émaillent le pontificat de Jean-Paul II ont inspiré au vaticaniste italien Luigi Accatoli son livre "Quand le pape demande pardon" (Albin Michel 1997, Préface de Mgr Jean-Michel Di Falco). Après avoir présenté les "précédents historiques et oecuméniques", l'auteur recense les déclarations de Jean-Paul II, à propos - pour ne citer que celles-là - des Croisades, des dictatures, des divisions entre Eglises, des femmes, des Juifs, de Galilée, Jean Hus, Calvin, Zwingli, Luther, des Indiens d'Amérique, de l'Inquisition, du Schisme d'orient, de l'histoire de la Papauté, ou de la Traite des Noirs.
SCHEMA DU DOCUMENT (toujours selon RV)
Introduction
Ch. I - Le problème tel qu'il se posait hier, avant et pendant Vatican II, et qu'il se pose au cours du pontificat de Jean-Paul II, jusqu'à aujourd'hui.
Ch. 2 - Fondements bibliques de la demande de pardon.
Ch. 3 - Fondements théologiques.
Ch. 4 - Jugement historique à la lumière de la doctrine chrétienne.
Ch. 5 - Discernement éthique, par rapport à la Loi évangélique.
Ch. 6 - Perspectives pastorales et missionnaires.
Conclusion
ZF00030204