pourquoi suis-je interpellé par vous ?
Pour votre information, Presbu, je ne suis pas cardinal, pas membre d'un dicastère, pas chargé de mission sur ce dossier par le Saint-Père.
Peut-être pourriez-vous adresser vos questions aux intéressés et au délégué que le pape a désigné pour suivre cette affaire, non ?
nb. à titre d'observateur extérieur qui n'a pas d'informations particulières, l'argent était-il le motif de cette impunité ou plutôt des silences curiaux ? Il faudra que S. Magister, et vous même qui êtes si bien informé, puissiez démontrer que le P. Maciel avait soudoyé les Éminences que vous citez. Pas facile ... et si elles portaient plainte pour diffamation ?
Concernant les aveuglements, quand on voit à quel point les Pouvoirs publics nationaux ou européens (ou ailleurs) peuvent être abusés et roulés dans la farine (cf. vache folle, Mediator, ...) en dépit des énormes cohortes de fonctionnaires et d' "experts" dont ils disposent, on mesure qu'il est bien plus facile encore de berner des dicastères maigrelets en personnel et en moyens d'investigation. Dois-je vous rappeler que les affaires de moeurs en Irlande, USA etc. ont duré des décennies, bien avant Vatican II et ont touché bien d'autres que des mouvements "nouveaux" ? L'ex-économe d'Ajaccio qui menait grand train et double vie, au nez et à la mitre de plusieurs évêques successifs n'était pas à la LC, pas du tout, pas spécialement "tradi".
D'autre part, il convient aussi de ne pas oublier que Jean-Paul II, après Paul VI, a misé sur de nouveaux (plus ou moins) mouvements pour relancer l'évangélisation quand tant d'ordres anciens ont continué à sombrer dans la décomposition libérale. La "réussite" extérieure au moins des LC a été spectaculaire. Faut-il penser que tous, toutes côté laïcs, tous côté prêtres ont été des démons ... faut-il soupçonner alors le témoin de S. Magister ?
Je ne pense pas pour ma part, et si vous avez des informations là-dessus (vérifiées) merci d'en faire part.
Ce "bilan" plutôt avantageux expliquerait assez bien le préjugé favorable qu'on pouvait avoir à Rome envers la L.C sans avoir recours ni au dessous de table ni à une incompétence plus grande que dans les divers États (illustrée dernièrement à Bruxelles par M. Dalli qui ignorait tout de son "agenda" ou les livraisons de grenades françaises à la dictature de Tunis bloquées in extremis en douane et inconnues à Matignon, la liste est longue). D'autant que si la L.C. était "conciliaire", elle visait à retrouver l'idéal d'Ignace et des premiers jésuites, à des années-lumière de l'actuelle Compagnie de Jésus, Compagnie avec lesquels les différents papes - sans exception aucune pas même Jean-Paul Ier - ont été en "conflit" ouvert ou feutré : est-ce un hasard si Jean-Paul II a été celui qui, très brièvement en 1981-1983, avait tenté de sauver cet ordre de lui-même ? Un échec hélas qu'il a pu espérer compenser avec la L.C.
Les erreurs de discernement sont multiples dans l'Église aussi : songez à Paul VI et sa confiance si longtemps donnée à mgr Bugnini.
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