XXII. De la considération de la misère humaine
2. Dans leur faiblesse et leur peu de lumières plusieurs disent : Que cet homme a une heureuse vie ? Qu'il est riche, grand, puissant, élevé ! Mais, considérez les biens du ciel, et vous verrez que tous ces biens du temps ne sont rien : que toujours très incertains, ils sont plutôt un poids qui fatigue, parce qu'on ne les possède jamais sans défiance et sans crainte. Avoir en abondance les biens du temps, ce n'est pas là le bonheur de l'homme : la médiocrité lui suffit.
Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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