clairement. Pellicanus joue sur les mots et ce n'est pas de bonne foi.
La question de la tenue tient du marronnier pour les fidèles, j'ai déjà lu sur le FC moult fils là dessus. Nemo a, à mon sens, fort bien fait l'état de la question et je me démarque comme lui d'une prédication manifestement excessive.
Pourquoi donc cette nouvelle empoignade au-delà de la bataille de cour de récréation entre les "touche-pas-à-mon-abbé" et les "mangeurs de Saint-Nic-matin-midi-et-soir" ?
Elle révèle un clivage de sensibilité qui n'est pas mince, quoiqu'en sous-entende un peu vite Patapouf, et qui est très présent en Tradiland par rapport à bien des "ordinaires".
Ce n'est pas un détail ni un hasard si La Croix, comme je l'ai rapporté dans mon post, affiche un portrait de Mgr Rouet en l'habillant de la veste et de la cravate, sans signe distinctif, et en soulignant cette tenue dans le texte.
J'ai discuté le proverbe ancien repris par Job dans ledit fil concernant le clergé. L'habit fait au XXIe siècle en partie le moine quand bien même il n'assure pas que le moine soit excellent ou saint (cf. l'odieux P. Maciel).
Derrière ce point se cache à peine le départ entre l'essentiel et l'accessoire, entre un catholicisme de fusion avec la modernité libérale (et tous ses codes y compris vestimentaires) et un catholicisme prêt à chasser les marchands du Temple avec vigueur, souvent revêtu du col romain ou de la soutane : pastorale, ecclésiologie, liturgie, catéchèse, tout y passe.
Quasiment le dilemme fondamental pour l'Eglise et chaque fidèle aujourd'hui. |