Dans les lignes de Julien Green, on trouve aussi ce très beau texte où, avec sa soeur, tous deux nés dans la religion anglicane, il voit pour la première fois la nouvelle messe à la télévision :
"La première fois que j'entendis la messe en français, j'eus peine à croire qu'il s'agissait d'une messe catholique, et ne m'y retrouvais plus. Seule me rassura la consécration, bien qu'elle fut mot pour mot pareille à la consécration anglicane."
[...]
"Un jour que j'étais à la campagne avec ma soeur Anne, nous assistâmes à une messe télévisée. Ce que je reconnus, comme Anne de son côté, était une imitation assez grossière du service anglican qui nous était familier dans mon enfance. Le vieux protestant qui sommeille en moi dans sa foi catholique se réveilla tout à coup devant l’évidente et absurde imposture que nous offrait l’écran, et cette étrange cérémonie ayant pris fin, je demandai simplement à ma sœur : Pourquoi nous sommes-nous convertis ?"
Julien GREEN, Ce qu'il faut d'Amour à l'homme, Plon 1978 p.135-138.
On pourrait également citer les mots amiratifs de l'Académicien à l'endroit de Mgr Lefebvre, pourtant déjà condamné et suspens. |