Merci pour votre post que j'approuve totalement.
On pourra toujours trouver des exemples çà et là de gens qui se sont rebellés pour s'opposer à la dictature (bien connue!) de l'Eglise, et qui ont obtenu gain de cause, avec fruits apparents pour les fidèles.
Mais qui pourra jamais mesurer la confusion que cette rébellion a créée dans le cœur des fidèles ? Qui pourra dire si ce sentiment n'aura pas fait naître de l'orgueil ? Qui sait si cette animosité à l'égard de l'Église ne peut pas se transformer en animosité à l'égard du magistère et du pape, vicaire du Christ ? Qui pourra dire les effets d'une rébellion sur le cœur des fidèles ?
Oh bien entendu, on pourra me rétorquer "le bien des âmes" : je doute que ce bien soit si grand quand je vois l'attachement démesuré de certains des paroissiens pour leur curé. Plusieurs fois au cours des reportages faits sur Tiberville, j'ai vu des paroissiens émettre l'idée de ne plus aller à la messe parce que leur curé ne serait plus le prêtre. N'y a-t-il pas un grave problème ? J'avais déjà vu ce genre de comportement quand notre propre curé de paroisse, excellent prêtre, avait été lésé par l'évêque pour des histoires sans importance. Mais la paroisse a tenu le coup malgré le départ du prêtre, même s'il est vraiment pénible de voir que la paroisse a désormais des prêtres à géométrie variable.
L'argument de nécessité ne tient pas. Il y aurait nécessité s'il n'y avait pas de messe catholique dans tout le département, ce qui n'est absolument pas le cas ! On ne perd pas la foi en allant à la messe de sa paroisse, ou alors notre foi n'est pas très profonde...!
Je suis vraiment, vraiment peiné de voir ces divisions déchirer l'Église. En cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens, prions de tout cœur pour l'unité des chrétiens, et surtout pour que Dieu fasse naître dans le cœur de chacun le désir de l'unité, et disparaître le sentiment orgueilleux "qu'on a raison et qu'il faut convertir son voisin" ! |