Je reprends votre idée de fond, qui se trouve être votre conclusion :
"si nous ne sommes pas pour un parti confessionnel, nous sommes de plus en plus, à l’écoute de Benoît XVI,
pour une action morale et communautaire typiquement confessionnelle dans la politique, ouverte et coopérant avec tous les hommes de bonne volonté soucieux de la loi (morale) naturelle et du bien commun temporel"
Il me semble qu'il est très important pour un chrétien de savoir si,
concrètement, il a le droit d'apporter son suffrage à un homme politique qui accepte l'avortement, ne serait-ce que pour partie. Je rappelle donc à cet égard la position prise par le Saint-Père Paul VI dans un texte de la Congrégation sur la Doctrine pour la Foi : "
Déclaration sur l'avortement provoqué".
Il y est dit en particulier : "Un chrétien ne peut
jamais se conformer à une loi en elle-même immorale ; et
tel est le cas de celle qui admettrait en principe la licéité de l’avortement. Il ne peut ni participer à une campagne d’opinion en faveur d’une telle loi
ni donner à celle-ci son suffrage. Il ne pourra pas davantage
collaborer à son application"..... "On ne peut
jamais approuver l’avortement ; mais il importe par-dessus tout d’en combattre les causes.
Cela inclut une action politique..."
Celà me semble très clair quant au
positionnement que le chrétien doit avoir dans la conjonture actuelle .