est touchante bien que pas vraiment adaptée à la question.
Le Saint-Père peut avoir des illusions généreuses quant à leur principe comme son prédécesseur (cf. Assise I et II) : qui lui en tiendra une implacable rigueur ?
Pas moi mais la réalité se charge toujours, normalement, de dissiper les illusions et comme il est facile de le prouver - j'en ai donné de multiples éléments dans les fils antérieurs - l'illusion de Jean-Paul II quant à ces rencontres interreligieuses n'a pas apporté la paix, n'a pas rapproché les "grandes traditions religieuses", n'a pas fait progresser la liberté religieuse ni juridiquement ni pratiquement pour les chrétiens notamment, n'a pas même réduit les souffrances des chrétiens en terre sous domination musulmane (au contraire depuis 1986) bref est demeurée ... une illusion.
S'il persiste à copier indéfiniment des actes qui produisent, tels qu'ils ont été perçus pas voulus, des effets bénéfiques nuls mais contribuent à brouiller et rendre plus difficile la proclamation de la Bonne Nouvelle, le pape est, comme nous tous, comptable de ses choix devant Dieu : il n'y a rien dans ce fait qui doive vous offusquer et cela n'est aucunement prétendre, comme vous le faîtes avec une outrance pyramidale qu'il "sera le premier responsable des persécutions?" (Maïe).
Il faut apprendre, Maïe, à respecter ses interlocuteurs en ne leur attribuant pas des propos qui déforment leur pensée - n'est-ce pas un des pré-requis d'Assise qui vous enchante tant ? - et surtout à distinguer romanité et amour naturel de la papauté d'avec leur caricature, la redoutable papolâtrie qui sévit chez les Papimanes comme les appelait Rabelais.
Au demeurant il est toujours utile de se pénétrer de la sage et mesurée doctrine - c'est celle de l'Église pas celle des papolâtres - mise en forme par le canon 212 de l'actuel Code de Droit canonique :
"Can. 212 -
§ 1. Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d'adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l'Église.
§ 2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l'Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.
§ 3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l'Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des moeurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l'utilité commune et de la dignité des personnes. "
Plus que tout, les fidèles ont besoin de clarté dans l'annonce de la foi catholique, en Occident tout particulièrement. C'est un voeu que chacun peut et devrait légitimement formuler afin d'éviter qu'Assise III réédite les effets collatéraux des 2 précédentes rencontres.
Il n'est jamais trop tard pour prévenir des maux documentés : cela s'appelle, dans nos sociétés, le principe de précaution, non ?
Une grande année pastorale Dominus Iesus en 2011 serait une belle initiative du dicastère sur la Nouvelle évangélisation de Mgr Fisichella par exemple. |