livrés en pâture à l'indifférentisme et au naturalisme depuis 40 ans, n'ayant plus de parole magistérielle univoque, condamnés à gratter, derrière l'ambiguïté entretenue - par crainte de déplaire, c'est-à-dire d'être entendu - une orthodoxie rougissante, honteuse, dissimulatrice... et se perdant en conjonctures infinies et tellement inutiles (exemple : le préservatif) parce qu'une parole simple et droite manque cruellement.
La drame de la Foi perdue en Europe, lui, n'est plus à interprétable désormais, et les âmes se perdent par milliers : le drame de l'extermination des âmes crie de toute part, et jusque par la main du corps épiscopal, avec une arrogance qu'il faut simplement qualifier d'apostasie. Aussi l'urgence n'est plus à entretenir l'ambigüité, aujourd'hui, avec les musulmans qui rient sous cape, ou des juifs qui exigent que l'on corrige notre liturgie inspirée et sainte, mais, pour peu que l'on soit attentif "aux signes des temps", comme le voulait le Concile, l'urgence aujourd'hui est à s'occuper de ses enfants pris dans l'endémie de l'apostasie.
Nous nous unissons à Mgr Schneider pour demander, non pas la réitération d'Assise, ni même la célébration d'un anniversaire qui, pour un catholique, n'a absolument rien ni de liturgique ni de cultuel ni même de très glorieux..., mais pour supplier le Saint Père de lever enfin le silence que lui seul peut lever, et qui a fait plus de morts spirituels depuis quarante ans que n'a fait de morts physiques l'abomination nazie.
S'il est un silence criminel, au 20e siècle, c'est celui d'une papauté qui n'exerce plus le pouvoir pétrinien: ne condamne plus, n'affirme plus, et qui, sans nier le Christ, n'ose plus le montrer... Mais si Pierre n'exerce plus ce pouvoir que lui seul a reçu, que deviendront les brebis que le Christ lui a confiées?
Très Saint-Père, nous vous supplions, après une absence trop longue, parlez en tant que Pierre à vos enfants qui meurent, qui ont péri - quae perierant ! |