J'ai admis d'entrée de jeu que ma phrase sur la FSSPX était une caricature destinée à rabattre un peu la prétention d'être un grand défenseur de Rome tout en guettant la "faute". Cependant je maintiens que pour être caricaturale elle n'en était pas pour autant "totalement fausse".
Oui je récuse cette attitude de défiance de principe, qui dénonce avant d'avoir un contenu à dénoncer, mais sait-on jamais au cas où...
Rome est à priori suspecte de verser dans la trahison, et de flirter avec l'hérésie. De votre point de vue, vous me citerez ce que vous appellerez des précédents. Nous pouvons discuter sans fin de du bien fondé de votre méfiance, mais admettez seulement que vous vous positionnez plus en esprit de méfiance que de filiation confiante. C'est tout ce que je dis.
Vous me soupçonnez de ne vouloir que le silence de la FSSPX.
Voici pourtant que lorsque une entrevue de Mgr Fellay est publiée sur ce Forum, exprimant de la part de la FSPPX une aspiration à un rapprochement rapide qui n'attend plus qu'un geste de Rome, je n'ai pas eu le temps d'exprimer ma joie (oui, oui, ma joie, pas ma contrariété), qu'un fidèle de la dite fraternité s'empresse de nous informer que "de source sûre" ce n'était pas du tout ce que l'évêque en question aurait dit (qu'on se rassure...).
Qui, en l'occurence, craint ce rapprochement ? certainement pas moi.
Soyez honnête, vous aussi, quelques minutes. Ce que vous aimeriez, c'est qu'elle se taise.
Non, c'est bien mal me connaître. Je ne souhaite pas qu'elle se taise, mais qu'elle chante avec le choeur. "Oui, me dites vous, mais il y en a plein qui font des fausses notes et qui ne suivent pas plus le chef d'orchestre, alors on préfère chanter ailleurs, puisque nous on chante bien." (je ne fait ici que traduire votre inventaire. Ce n'est pas à proprement parler ce qu'on peut entendre par "en appeler au chef d'orchestre".
Votre défense qui tend à montrer comment vous avez soutenu Rome, vous contrairement à d'autre... quand Rome vous agréait, ne me semble pas probante, et appelle seulement une réponse identique quoi qu'inversée de la part de ceux d'en face. L'enfant à qui l'on reproche son mauvais esprit et qui répondrait "mon frère en fait plus que moi" ne verrait pas justifier son mauvais esprit pour autant.
Bonne nuit et bonne année quand même.
Abbé Gédéon