Je réponds bien volontiers à vos 4 questions
1. Y a-t-il besoin de dire à cette prostituée, dans ce cas présent, que "c'est pas bien" puisque la présentation du film le dit : Elle ne VEUT pas succomber à ce qu'il lui impose de faire.
2. Il n'y aucune solution du "moindre mal" à trouver, on ne peut que prêcher le bien. Et il peut passer par divers moyens comme la mettre en relation avec une association de réinsertion. Mais la laisser aller à des actes contraires à la morale (et visiblement à ce qu'elle croit bon), c'est de la lâcheté. C'est enfin pêcher contre l'espérance en pensant qu'il n'y aurait pas de grâce suffisante pour toucher les coeurs. Devant chaque tentation, quelle que soit notre nature ou notre condition, Dieu ne dispense aucun de ses enfants de ses grâces. Enfin, avec des raisonnements comme le vôtre, on aurait conseillé Ã
sainte Maria Goretti d'aller acheter un préservatif plutôt que de mourir en martyre.
3. Dans la mesure où cette jeune fille est renonçante (comme le dit la présentation), elle est à la rigueur violée mais pas condamnée. Elle ne va donc pas en enfer, si elle ne donne pas son consentement.
4. Si on doit porter un préservatif, c'est qu'on est dans une situation non conforme à la morale. Quand on commence à se poser la question du bien et du mal, on ne reste ni dans l'impureté, encore moins dans la prostitution. Donc le préservatif, à la poubelle.