Le nouveau rite n'exige plus que les calices soient consacrés. Dès lors le fait de les toucher ou pas pour un laïc devient très secondaire.
La question de savoir ce que l'on doit suivre comme règle dorénavant, nouveau ou ancien droit canon, tout devient complexe.
Autrefois un laïc ne touchait pas un vase sacré, même vide (le ciboire n'est pas un vase sacré, l'interdiction de le toucher n'a cours que quand il contient les Saintes Espèces).
On cite quelques exceptions :
S'il en est le propriétaire,
S'il en a la garde,
Si autorisation lui a été donnée (sacristain, certains grands clercs).
On étend cette autorisation à l'orfèvre qui va le réparer, qui en a en quelque sorte la garde provisoirement.
Cette autorisation donnée à des laïcs leur permet de préparer le calice à la sacristie, de le déposer à la crédence ou sur l'autel avant la messe, de la ranger après la messe.
En cas de messe basse, le calice se trouve soit sur l'autel, soit, ce qui est mieux, est apporté par le prêtre à son arrivée à l'autel (il est convenable que le servant porte le missel de son côté).
A la messe chantée, on procède comme à la messe basse. S'il y a des encensements à la messe chantée, la présence du calice ne les gène pas tellement : on n'encense pas réellement le milieu de l'autel.
A la messe solennelle, c'est le sous-diacre qui apportera le calice et le redéposera à la crédence. C'est le seul cas ou il est admis de tradition immémoriale qu'un laïc qui fait sous-diacre apporte le calice à l'autel.
Sinon, il faudrait que le laïc soit clerc pour apporter le calice de la crédence à l'autel à la messe chantée.
En effet l'autorisation donnée au laïc de toucher le calice ne concerne pas les cérémonies mais seulement leur préparation.
Mais aujourd'hui tout le monde manipule n'importe quoi, les mariés et les témoins vont jusqu'à envahir le sanctuaire et monter à l'autel pour y signer les registres de mariage etc. Le sens du sacré y a beaucoup perdu. |