Bonsoir ou Rebonsoir à tous les deux.
La condition sine qua non, pour que le capitalisme hédoniste ou permissif, la civilisation des désirs, des loisirs et des plaisirs, la société du produire pour consommer, ait, en permanence, le bas du visage juste au-dessus de la surface de l'eau, réside dans le fait qu'une partie plus ou moins grande de la population n'adhère pas, ne souscrit pas, à ce qui tient lieu de "fondements" ou de "principes" à ce type de de société, sinon ce serait rapidement l'autolyse collective assurée.
Ceux qui nagent à contre-courant, en s'opposant, concrètement, localement, au main stream, n'en ont que plus de mérites, et il ne s'agit pas pour moi de laisser entendre que leur comportement est ambivalent, dans la mesure où il ralentit un processus qui, s'il était, au contraire, accéléré, aboutirait peut-être à un effondrement, au point de rendre possible une reconstruction, sur d'autres fondements ou principes, mais enfin c'est ainsi.
Les "Etats-Uniens" ont un problème avec Dieu, parce qu'il s'agit d'une "île-continent" d'une "République impériale" à la fois bénéficiaire et victime de sa "destinée manifeste" ; s'il n'y avait pas eu cette "destinée manifeste" là, sur les plans démographique et géographique, économique et diplomatique, il n'y aurait probablement pas eu non plus cette ambiance d'articulation ou de cohabitation
- entre une assimilation, ici, de la licence à la liberté, ou là, de la dictature à l'autorité, y compris en matière religieuse,
- et une identification de tout ce qui arrive à la communauté nationale, d'un tant soit peu sensationnel ou spectaculaire, à quelque chose de directement permis ou voulu par Dieu.
Je me souviens d'un article dans Famille Chrétienne, qui se félicitait, au début du premier mandat de Georges Walker BUSH, du fait que c'était la première fois depuis bien longtemps qu'un chef d'Etat occidental faisait aussi explicitement et régulièrement référence à Dieu, dans l'exercice de ses fonctions, ce dont mon père, qui m'avait montré cet article, se félicitait également.
Il a donc fallu que ce soit moi qui lui explique...
Cela ne signifie pas que j'ai raison, ni que quiconque qui ne pense pas comme moi a tort, bien au contraire, je suis même prêt à reconnaître que j'ai forcé le trait, dans mon premier message, sur le même sujet, mais enfin, tout de même, quel gâchis, dont les Américains, qu'on se le dise, sont les premières victimes, mais non les seules, évidemment.
Bonne fin de soirée à tous les deux.
Scrutator. |