Bonjour Blamont,
Comparaison n'est pas toujours raison, toute fondation n'est pas mensongère, et tout mensonge n'est pas fondateur, mais j'apprécie à sa juste valeur le parallèle que vous faites
- entre le mensonge institutionnel organisé et pérennisé par l'URSS à propos, notamment, de Katyn,
- et le mensonge institutionnel organisé par l'Eglise conciliaire à propos, notamment, de la Messe.
Quand bien même il n'y aurait pas eu mensonge, mais seulement erreur, ce qui est à la fois historiquement remarquable et moralement déplorable, dans chacun des deux cas évoqués, c'est le perseverare diabolicum,
- la contestation des origines et la dénégation des conséquences, dans la durée et en profondeur,
- l'ostracisme, la persécution, la ringardisation ou la stigmatisation, contre ceux qui ont eu le courage et la franchise de dire la vérité.
Le menteur qui ne se convertit pas est condamné à continuer à mentir, ou, de guerre lasse contre la vérité, finit par s'ouvrir sur elle, au moyen d'une pirouette.
Souvenons-nous ici de cette espèce de sortie du Parti communiste français, en 1956, quelques mois après la publication du "Rapport Khrouchtchev" : "Il n'y a pas eu de stalinisme. Cette expression appartient au vocabulaire de nos adversaires".
Souvenons-nous aussi de ce qui était écrit sur la couverture d'un hebdomadaire de gauche français, à la fin de l'automne 1989 : "Le communisme ? C'était donc çà !"
Pour ma part, je vois venir le jour où des évêques français nous diront, le plus sérieusement du monde, dans l'espoir
- de faire oublier
- les errements et manquements de leurs prédécesseurs,
- l'ampleur et la portée de leurs propres recadrages et recentrages,
- de miser sur l'amnésie contemporaine de bon nombre de fidèles catholiques :
"Il n'y a pas eu de mentalité conciliaire, ni de liturgie conciliaire, ni de pastorale conciliaire. Ces expressions appartiennent au vocabulaire de ceux qui ne connaissent pas, ne comprennent pas l'histoire de l'Eglise au XX° siècle, et qui, de ce fait, font preuve d'un piètre amour du Christ et de l'Eglise".
"Le néo-modernisme ? C'était donc çà ? Excusez-nous ! Nous ne savions pas !"
Bonne fin de journée et au plaisir de vous relire.
Scrutator. |