Il n'y a pas de sacerdoce sans sacrifice, et en particulier celui de l'immolation totale du "moi" dans l'oeuvre du Chrit par excellence, sa mort sur la croix.
L'avantage, chère Madame il est vrai, des prêtres de la FSSPX, c'est qu'ils ont passé leurs longues années de séminaire à se l'entendre répéter. Entendre que la messe c'était ça, la croix, que le sacerdoce, c'est ça, la croix, uniquement ça. Leur avantage - et pour reprendre votre perspective je dirais même - leur bonheur, c'est que, en choisissant le sacerdoce, ils n'ont rien voulu d'autre :
et ils le savent.
Ce qui manque le plus aux prêtres "mal"-formés, ce n'est pas des fidèles qui gratifient leurs oeuvres..., mais c'est le sens surnaturel.
Evidemment nous ne leur jetons pas la pierre, mais il n'est pas juste d'envisager ce terrible problème avec une intelligence sentimentale. Gravité immense de la responsabilité de ceux qui, dans les séminaires, dans la liturgie, ont détruit la conception catholique du sacerdoce, en le tournant vers l'homme - ad populum. Et le peuple s'est détourné d'eux...
Connaissez-vous, chère Madame, "
L'Âme de tout apostolat"? S'il peut encore lire, s'il en a l'énergie, offrez ce livre au prêtre dont vous nous décrivez l'immense désarroi. Il y puisera des perles de joie sacerdotale.
Nous prierons, bien modestement mais sûrement, pour lui.