Les mains jointes du chevalier et le bras offrant du prêtre forment un angle pointé vers le Ciel. Leurs deux bras forment une seule prière, donc l'Hostie est le point commun.
Cette Hostie est visible quand elle est du côté du prêtre, ensuite, elle est cachée, nourrissant l'être du chevalier, tout son être, pour le guérir, et lui donner la force du bon combat, celui de l'intérieur d'abord, car c'est le vrai combat.
Le passage de l'Hostie du prêtre au fidèle se fera derrière le pilier, cachée car cet acte mystique ne peut se juger ni même se voir, c'est au coeur de jésus que cela se passe.
Le chevalier a la tête couverte. Sans doute y est-il obligé, prêt à partir à sa tâche. Jésus se donne à nous au quotidien, là où on est... Un dimanche normal, ce chevalier aurait-eu le temps de découvrir son chef, et aurait laissé rangé son bâton.
Comme dans les fresques des Annonciations, le pilier figure la limite entre le monde divin et mortel, le monde céleste et la terre.
Même les plantes des fresques supérieures ne sont pas les mêmes : chêne ou ? (découpées comme des feuilles de persil) donc entre force/justice (bois) et aliment/vie humaine (herbacée). Aussi entre la résistance du chêne : connaissance de ses forces et leurs limites versus l'abandon de se laisser manger et la vitamine/chlorophyle venue du soleil.
Le prêtre est en robe, elle lui cache les pieds. Ce ne sont pas ses pieds qui comptent, mais sa parole, la tête est libre, et la main propose Dieu. Le chevalier est en pieds libres, il a pour tâche de se mouvoir vite, son rôle n'est pas de prêcher, mais de prêter ses forces à Dieu, en les augmentant de ses outils pour remplir sa mission.
Merci beaucoup d'avoir remis cette scène à nos yeux, le jour de la fête de Notre-Dame.
Prière pour tous ses chevaliers !
Glycéra
Une belle page sur La Paix de Dieu