Généralement, cette inclination se fait effectivement au début du signe de croix, mais je crois me souvenir que l'usage de la faire après existe aussi chez certaines communautés (grecs, athonites, autres slaves ou assimilés, je ne me souviens plus...). Ce qui explique que lors d'une liturgie qui va rassembler des fidèles de différentes origines, faute d'avoir suffisamment de prêtres et d'églises, vous observerez que beaucoup de personnes se signent de façon sensiblement différente.
L'inclination après le signe de croix peut se justifier, en partie, par le geste qui consiste à se pencher pour embrasser une icône (on fait le signe de croix, puis on s'incline vers l'icône vénérée). Il doit exister d'autres explications, dans un sens comme dans l'autre, mais je ne dispose plus, à l'heure actuelle, de ces renseignements.
En revanche, comme le souligne Monsieur Daoudal, on retrouve souvent chez les catholiques telle ou telle autre "pratique" oubliée. Ainsi, la position particulière des doigts, chez les "orthodoxes", laquelle symbolise à la fois la Très Sainte Trinité (trois premiers doigts) et la double nature du Christ (deux derniers doigts) vrai Dieu-vrai homme, existait autrefois dans l'église catholique romaine. Le pape Innocent III demanda même qu'on se signa de cette façon, et cet usage aurait été conservé jusqu'à une époque assez récente chez les chartreux et chez les dominicains (d'après le livre du Père Pierre Lebrun traitant de l'explication des prières et des cérémonies de la messe, écrit au début du XVIIIème siècle).
Enfin, rappelons que chez les catholiques, nous nous signons avec les cinq doigts de la main en souvenir des cinq plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Note : je ne suis pas un expert, reprenez-moi si je me trompe quelque part...
CC (ex-orthodoxe).
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