Permettez moi d'ajouter ceci :
- en 1790, la constitution civile du clergé aligne l'eglise sur l'adminitration civile : un pseudo-évêque élu dans chaque département et résident au chef-lieu
- en 1801 le concordat conclu par Bonaparte établit une cinquantaine de diocèses (en gros un évêque pour deux départements) mais l'évêché n'est pas forcément implanté au chef-lieu - souvent on essaie de "compenser" l'installation de la préfecture dan sune ville en établissant l'évêque dans une autre (surtout s'il y a une tradition forte). Ex : la Seine-et-Marne dont le cheflieu est Melun mais l'Evêque est à Meaux, ville plus grande qui avait en 1801 la réputation d'être catholique et royaliste ou l'Yonne ou l'archevêché de Sens était plus prestigieux que l'évêché d'Auxerre (malgré St Germain)
- sous la restauration, on augmente le nombre de diocèses pour parvenir en général (mais il y a des exceptions) à un év^que par département
- au XIXè s, les évêques relèvent les titres d'évêchés supprimés en 1790 mais c'est fictif (l'archevêque de Bordeaux est également évêque de Bazas mais il n'y plus de diocèse de Bazas, celui de Nimes est aussi évêque d'Alès, idem)
- dans les années 1970, grand vent de réforme (tiens pourquoi ?) et de nombreux évêques se transfèrent au chef-lieu pour se rapprocher des "forces vives" et aussi parce que le chef-lieu est souvent bien placé au centre du département. Ex : l'archev^que de Sens part à Auxerre, celui de Fréjus à Toulon, etc ...
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