Pourquoi des laïcs dans le monde n'aurait-il pas le droit de prier l'Office ? Je ne suis pas un inconditionnel de Pius Parsch (qui annonce certaines "évolutions" du Renouveau liturgique), mais je ne résisite cependant pas à le citer :
"Pourquoi devons-nous réciter le Bréviaire ? C'est la prière de l'Eglise. [...]
"Le devoir de la prière qui incombe à toute l'Eglise et à tous ses membres est en réalité retombé sur les prêtres et les religieux et est devenu pour eux une obligation pleine de responsabilité. Ils entretiennent et maintiennent la respiration et par suite la vie du Corps Mystique. Ils continuent donc la prière du Christ dans l'Eglise. Cela devrait être pour nous, prêtres et religieux, une tâche sublime qui ne saurait être un joug pesant et une obligation gênante, mais à laquelle, au contraire, nous devons consacrer nos meilleures forces, notre esprit, notre coeur, notre volonté et les meilleurs moments de la journée.
"Mais il faudrait que ce stade d'évolution, où, seuls, prêtres et religieux ont reçu cette obligation de la prière, ne demeurât pas comme une loi perpétuelle ; il ne devrait être q'une époque de transition, car tous les chrétiens ont ce devoir ou plutôt ce droit de la prière. Sur ce point, les prêtres n'ont pas le moindre privilège sur les laïques. Aussi espérons-nous avec confiance que le temps est proche où de nombreux chrétiens, de nombreuses familles et de nombreuses paroisses participeront à la prière de l'Eglise."
Dom Pius Parsch, Le Bréviaire expliqué dans l'esprit du renouveau liturgique, éd. française, Casterman, 1947, pp. 9-12.
Psautier et Bréviaire antérieurs à Vatican II ?
On trouve cela chez les bouquinistes, et il arrive que des communautés religieuses passées depuis déjà un bon moment à la réforme de Paul VI aient encore des bréviaires à céder ou à vendre.
La Fraternité Saint Pierre et la Fraternité Saint Pie X, chacune de leur côté évidemment, ont procédé (ou fait procéder) dernièrement à la réédition du Bréviaire romain selon les rubriques de Jean XXIII. Mais ces rééditions (sans doute bienvenues) sont quelque peu onéreuses.
Voir ici pour l'un de ces bréviaires.
Editions latin-français ?
A la fin des années 1970, le Père Barbara avait réédité un Bréviaire romain latin-français (avec préface de l'Abbé Bonneterre) mais il est malheureusement épuisé depuis longtemps.
Pour ce qui est du Psautier, dans la disposition qu'en a faite saint Benoit et donc dans le rite monastique (la disposition des psaumes n'est pas la même dans le Bréviaire romain et dans le Bréviaire monastique), il existe le Psautier monastique latin-français réédité par les moines du Barroux.
Le Psautier monastique réédité par les moines du Barroux.
Les moines du Barroux ont également édité un diurnal monastique latin-français. Comme son nom l'indique, le diurnal ne comprend pas les Matines (que l'on appelait à bon droit Vigiles, et qui est l'office de nuit).
Le diurnal monastique édité par les moines du Barroux.
Pour ce qui est des leçons des nocturnes (c'est-à-dire des lectures - pour les Matines, le Forum catolique peut être, pour les pieux laïques, d'un grand secours, grâce au liseur et intervenant Alexandre (dont il faut saluer ici le travail). Par exemple :
Pour la fête de saint André.
y a-t-il des communautés religieuses qui disent encore les 150 psaumes sur la semaine? (si oui lesquelles?)
Oui, bien entendu. Il s'agit des différentes communautés religieuses qui ont conservé ou retrouvé la liturgie traditionnelle. Voyez l'abbaye de Fontgombault et ses fondations. Voyez le Barroux. Mais aussi Bellaigue. Ou encore Avrillé... Vaste (et varié !) panorama !
Le site du monastère de Bellaigue.