Il s'agit davantage de l'opportunité de faire appel, dans la mesure où - chose inespérée dans le contexte actuel - la première instance n'avait infligé qu'une amende de 10.000 euros, sans même une peine de sursis. Relancer l'affaire juridique et par conséquent médiatique, c'est d'une part risquer grandement de voir s'alourdir la peine et, d'autre part de voir relancer la valse médiatique dont nous n'avons qu'une toute petite idée en France. Je vous rappelle qu'en Allemagne, cette histoire s'est traduite par des crachats et des jets sur les enfants à la sortie des écoles et qu'en Suède, elle s'est soldée par la fermeture définitive des lieux de culte de la Fraternité. Les fidèles se trouvent réduits à rien du tout. Ce qui est en jeu, ce n'est pas le droit d'une thèse historique ou l'honneur d'un homme, c'est avant tout le salut des âmes qui n'ont pas forcément, dans certaines parties du monde, la possibilité et le choix du bordelais que vous êtes.
Maintenant, il faut bien dissocier un avertissement, aussi solennel soit-il, de la sanction d'éviction. Personnellement, je prie pour que Mgr Williamson s'aperçoive qu'il n'a rien à gagner à poursuivre cette procédure (ni pour lui, ni pour l'oeuvre qu'il sert). Il sera le premier à regretter l'isolement dans lequel certains, avant lui, ont été conduits pour avoir donné trop d'importance à des affaires particulières.
Qu'il entende l'appel de Monseigneur Lefebvre aux quatre évêques : « je vous conjure de demeurer attachés à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, de demeurer profondément unis entre vous, soumis à son Supérieur Général, dans la foi catholique de toujours, vous souvenant de cette parole de saint Paul aux Galates (1, 8 et 9) : « Mais si quelqu'un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! Nous l'avons déjà dit et je le redis maintenant : si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! » |