Pardonnez-moi, je digresse et je m'éloigne de Mgr Koch, mais votre post m'incite à deux observations :
- La remise en cause du Concile fait son chemin. Auparavant, tout était sacré (le Concile, le post-concile, les applications du Concile). Désormais, un certain nombre de prélats, et dans une certaine mesure le pape, ont tout laché pour protéger le Concile lui-même. Mais qui est à l'origine du post-concile si ce n'est le Concile ? Même le Père Basile se trahit en avouant qu'on parle trop du Concile pour oublier ce qu'il y avait avant. C'est déjà avouer la rupture... Si Concile et Tradition étaient un tout homogène, il n'y aurait pas besoin de se lamenter de voir oublier les vérités professées autrefois.
- Enfin, c'est une erreur historique que d'affirmer que Mgr Lefebvre ne s'oppose au Concile qu'à partir de 1974 en le condamnant. Je vous rappelle par exemple ce
post ou, surtout, cette
lettre de 1966. Dès cette époque où on ne parlait pas encore d'applications du Concile, il affirme :
"Ce serait nier l'évidence, se fermer les yeux que de ne pas affirmer courageusement que le Concile a permis à ceux qui professent les erreurs et les tendances condamnées par les Papes, ci-dessus nommés, de croire légitimement que leurs doctrines étaient désormais approuvées. "