La présence d'un conopée dans le rite romain traditionnel indique la présence réelle (et non la veilleuse). On peut avoir en effet des veilleuses à tous les autels pour honorer les saints.
En revanche la veilleuse est nécessaire (en nombre impairs) là où est conservé le Saint-Sacrement.
Il y a des règles oubliées quand il s'agit du Saint Sacrement :
Il est toujours couvert d'un voile (sur le ciboire, sur le tabernacle) et quand il est sorti, par un ombrellino ou un dais (il devrait même y avoir un dais ou ciborium au dessus de l'autel).
Et il est toujours accompagné de luminaires.
Pour déplacer le Saint-Sacrement, il faut sonner généralement, mais encore plus important, avoir un clerc qui porte un cierge ou une lanterne allumées. C'est ainsi qu'on porte le Saint-Sacrement du maître autel à l'autel du Saint-Sacrement dans une cathédrale : un chanoine prend un voile huméral et est précédé de deux acolytes, l'un portant un cierge et l'autre une clochette.
En France, on ne mettait généralement pas de conopée au tabernacle avant l'arrivée du rite romain. Généralement un nombre supérieur de veilleuses faisait distinguer la sainte réserve. C'est ce qu'a adopté le nouveau rite. Il faut dire aussi qu'en France on a longtemps conservé, et encore très récemment, le Saint-Sacrement suspendu au dessus de l'autel au moyen d'une poulie, dans une colombe ou dans une bourse.
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